« Je n'ai jamais été si haut dans un arbre auparavant ! dit Calvin —— Et je n'ai jamais vu de là-haut aussi loin ! renchérit-il —— Oh oui, mais avoue que c'était un joli crash... » Quoique cette histoire soit courte, tout est dit dans la dernière phrase : ce qui permet d'atteindre un tel niveau dans l'arbre, autrement dit niveau de réalisation, c'est un accident dû au hasard. On peut demander : « Qu'est-ce qu'un accident ? », « Qu'est-ce qu' être dû au hasard ? » L'accident, dira-t-on, est ce qui arrive en sus, le hasard est ce qui arrive par à côté. De ce fait, « accident » et « hasard » sont donc faits pour s'entendre, du moins lorsqu'il s'agit de grimper aux arbres. Que doit-on entendre par l'arbre ? Qu'est-il ? L'arbre symbolise la réussite, arbre du monde, Yggdrasil, arbre moteur ou arbre à came, arbre drogué d'un monde drogué. (Car là où l'arbre est drogué, c'est le monde qui l'est, le monde de l'arbre-monde.) C'est pourquoi Calvin qui grimpe sur l'arbre est Calvin le chaman drogué, battant peut-être du tambour de sa sourde raison. Hobbes est l'esprit, d'où sa propension à produire des traits d'esprits fusant de lui à l'encontre de Calvin. Le fait important, pour conclure, est dans la chute : comment bien grimper sur l'arbre ? on n'y arrive bien que par hasard. C'est parce que l'arbre contient de nombreuses branches, autrement dit, de nombreux niveaux, et qu'on ne peut adhérer à tous à la fois. Faisant fi de cette gradualité, la meilleure des ascensions est celle qui ne se donne pas comme telle. Elle ne se donne pas pour telle, car elle procède d'autre chose que de l'ascension « simple », branche à branche. C'est qu'elle procède d'un saut. C'est en n'adhérant plus à aucun concept qu'on la réalise, et c'est pourquoi, ô transcendance immanente ou transcendante immanence,

      

N'avoir jamais été si haut dans un arbre auparavant, n'avoir jamais vu de là-haut aussi loin, et d'être si content de cela. Oh oui, mais avoue que c'était un joli crash —— Tout est dit dans la dernière phrase : ce qui permet d'atteindre un tel niveau de réalisation, c'est un accident dû au hasard. Qu'est-ce qu'un accident ? Qu'est-ce que dû au hasard ? L'accident est ce qui arrive en sus. Le hasard est ce qui arrive par à côté. Accident et au hasard sont donc faits pour s'entendre, du moins lorsqu'il s'agit de grimper aux arbres. Or, qu'est-ce que l'arbre ? L'arbre est la réussite, arbre du monde, arbre moteur ou arbre à came si le monde est drogué. Calvin qui grimpe sur l'arbre est Calvin le chaman drogué. Hobbes est son esprit, d'où les traits qui fusent de lui. Le fait important est dans la chute : on ne grimpe bien sur l'arbre que par hasard. C'est parce que l'arbre contient de nombreuses branches, de nombreux niveaux, et qu'on ne peut adhérer à tous en une fois. La meilleure des ascensions est celle qui ne se donne pas comme telle : elle procède d'un saut. C'est en n'adhérant plus à aucun concept qu'on la réalise, et c'est pourquoi l'esprit se gausse de sa propre réalisation en ne la constatant pas effectivement. S'il la constatait, perdurerait-elle encore ?


esc:  la voie menant si o n'est pas donner completement a celui ki veut passer par directement les branches du bas. pk ? c pcke les branches du bas ne comprennent pas d'accès a ce ki é le + o.


la voie de l'esprit consiste à se gausser de sa propre réalisation en ne formulant pas le constat de celle-ci. S'il la formulait, cette réalisation perdurerait-elle encore ?