« Pan, t'es mort ! », dit Calvin à son tigre Hobbes.  « Non, tu m'as manqué », répond ce dernier.  « Comment cela ? —— Bien sûr, puisque tu vois bien que je parle encore. »  Que Calvin fasse pan! une nouvelle fois, le tigre reste encore manqué.  N'est-ce pas comique ?  Mais comment l'expliquer ?  C'est que le tigre est toujours présent au cœur du jeu par définition de ce dernier.  Sans sa présence, le jeu serait aboli.  Or, le jeu ne peut pas s'abolir puisqu'il faut que le tigre en constitue le témoin interne.  Donc, par une logique de pure nécessité, Calvin sera mauvais tireur.  Combien y a-t-il de vérités qui s'enveloppent ainsi en rétro-causalité ?  Ce qui fait suivre après soi une conséquence qui tire elle-même la cause, c'est ce qui s'enveloppe soi-même (définition ou constat).  On pourrait dire comme Nietzsche que la cause ne paraît pas identique avant et après l'effet [GS 217].  De cela suit que le tigre ne peut être considéré correctement par Calvin.  Comment tuer le tigre enfin ?  Il faudrait pour cela que ce que dit le tigre ne compte pas : « pouce ! ».  Or, ce que dit le tigre compte évidemment, puisqu'il s'agit d'un jeu.  Nous comprenons par là que là où est le jeu, l'effet enveloppe la cause.  C'est pourquoi le jeu enferme celui qui s'y adonne en sa logique normative.  Pour gagner en jouant, il faut renoncer au principe du jeu lui-même.  « Le jeu est quelque chose qui tue le jeu »,

      

« Pan, t'es mort ! —— Non, tu m'as manqué, puisque je parle encore. »  Pan encore, encore manqué.  Comment se fait-ce ?  C'est que le tigre est toujours là par définition.  Sans lui, le jeu serait aboli.  Or, le jeu ne peut s'abolir puisqu'il faut un témoin au jeu.  Par nécessité Calvin est mauvais tireur.  Combien y a-t-il de vérités qui s'enveloppent ainsi elles-mêmes ?  Ce qui fait suivre après soi une conséquence qui tire la cause s'enveloppe soi-même.  Car la cause ne paraît pas identique avant et après l'effet.  Aussi Calvin ne peut-il pas considérer son tigre correctement.  Que pourrait-il faire pour tuer Hobbes enfin ?  Il faudrait que le témoignage du tigre ne compte pas.  Or ce dernier est primordial, puisqu'il s'agit d'un jeu.  Nous comprenons que là où est le jeu, l'effet enveloppe la cause.  C'est pourquoi le jeu enferme celui qui s'y adonne en ses rets.  Pour gagner en jouant, il faut gagner sans jouer.  Le jeu est quelque chose qui tue le jeu, ou bien « trop de jeu tue le jeu ».  Cela, Calvin ne l'a pas compris.  C'est pourquoi le tigre de sa mauvaise conscience lui nuit toujours.


esc :  ki tire sur le tigre anéanti le tigre mé seulman si le tigre é pour.  koman forcé le tigre à etre pour son propr anéantisman ?  en s'anéantissan soi-mem ou pas.


ou bien « trop de jeu tue le jeu ».  Cela, Calvin ne l'a pas compris.  C'est pourquoi Hobbes, fidèle représentant de son inadéquation au monde, persiste à être et à lui nuire.