« Où donc est passé mon manteau ? » se demande Calvin.  Il constate qu'il n'est ni sous son lit, ni sur la chaise, ni dans les escaliers, ni dans le hall ni la cuisine, il est tout simplement « nulle part ».  « Oh, ça alors, s'exclame-t-il soudain, il était dans le placard ! ».  La question semble être : « Qui donc a pu l'y mettre ? ».  La réponse est que personne ne l'y a mis, Calvin se contente de découvrir la propriété fondamentale des choses : elles sont toujours à leur place.  Est-ce à dire que même ce qui est sans place à une place ?  Oui, il y a une place même pour le sans place.  Que doit-on entendre exactement par place, ou par lieu ?  Ce qui donne un sens, et en ce sens, il y a un lieu même pour ce qui n'a pas de lieu.  On peut se demander ce qui fait que la recherche de Calvin est fructueuse in fine.  La réponse est que c'est en ne cherchant pas qu'on trouve, et, au contraire, en cherchant qu'on ne trouve pas.  Pourquoi cela ?  Parce que l'absence de lieu qui nie tous les autres lieux est le « lieu par excellence », le lieu de tous les lieux.  Est-ce à dire que Calvin après sa recherche devient philosophe ?  Oui, car désormais les lieux s'équivalent entre eux de son point de vue.  La recherche une fois menée, il est plus facile de savoir comment retrouver un objet perdu qu'avant.  Comment cela se fait-il ?  C'est parce que le fait de rechercher ordonne les lieux de telle sorte que le lieu d'après résume, d'après la mémoire de son essai fructueux, tous les lieux d'avant.  Mais si c'est le cas, peut-on dire qu'il y a vraiment des recherches (chaque chose étant toujours à sa place) ?  Oui, mais pour la même raison toute recherche est vouée à réussir.  Les choses sont exactement là où elles se trouvent, il n'y a rien qui puisse être imprévisible.  Tout est caché, s'il s'agit de chercher ou de trouver.  Rien n'est caché, si l'on considère les résultats de la non-recherche a posteriori.

      

« Où est mon manteau ? » se demande Calvin.  Il n'est ni sous son lit, ni sur la chaise, ni dans les escaliers, ni etc.  Oh, ça alors, il était dans le placard !  Qui donc a pu l'y mettre ?  Calvin découvre ici la propriété fondamentale des choses qui est de toujours être à leur place.  Il y a une place même pour le sans place.  Il y a un lieu même pour ce qui n'a pas de lieu.  C'est en ne cherchant pas qu'on trouve.  C'est en cherchant qu'on ne trouve pas.  Pourquoi ?  Parce que le non-lieu est le lieu de tous les lieux.  Calvin après sa recherche devient philosophe.  Les lieux lui équivalent.  Après la recherche, il est plus facile de savoir s'y retrouver qu'avant.  C'est parce que le lieu d'après résume en lui tous les lieux d'avant.  Aussi toute recherche est-elle inutile.  Ce qui est, toujours est là.  Tout est caché, rien n'est caché.  La vérité du monde peut-elle se dérober à l'homme ?  C'est comme si cette question n'avait déjà plus de sens !  Aussi faut-il renoncer à accuser quelqu'un de la perte du manteau.


esc :  le manto é partou sof là où il é. ki dira se ke la pèrt du manto sinifi. & à koi bon chercher le manto en b1 ou en mal ?


En ce cas, le monde tel que nous le connaissons peut-il contenir une vérité qui se dérobe à la connaissance de l'homme ?  À la lumière du statut ontologique des choses qui sont exactement ce-qu'elles-sont (ou où-elles-sont), c'est comme si cette question n'avait déjà plus de sens !  Aussi, pour cette raison, n'y a-t-il pas de raison de chercher une causalité (comme quand on accuse quelqu'un par exemple) dans la nécessité de chercher ce qui ne se montre pas encore comme tel (la perte du manteau).